Cosmétiques bio / Soins classiques, quelles différences ? |
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Dérivées des bonnes veilles recettes de grand-mère, trois points fondamentaux distinguent les cosmétiques bio des produits classiques : la qualité des ingrédients, leur quantité et le processus de fabrication.
Pour comprendre un peu mieux les enjeux de la biocosmétique, il est temps de revêtir votre costume de petit chimiste pour une plongée au cœur d’un pot de crème.
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Cosmétiques de synthèse, la chimie de la beauté... |
Qu’elle soit présentée par Penelope Cruz, qui le vaut bien, ou Barbara Gould, une crème de soin est toujours composée d’un excipient, d’un principe actif et de divers additifs. Derrière ces noms aux résonances scientifiques, trop souvent cités comme gage d’efficacité dans la publicité, se cachent, en réalité, des substances peu ragoûtantes.
A la base de la recette, un excipient, une matière dite « neutre », qui représente tout de même 80% du produit. Destinés à accélérer la diffusion du principe actif dans l’épiderme, les excipients peuvent être d’origine végétale ou synthétique. Parmi les excipients synthétiques, les silicones sont les plus majoritairement utilisés. Dérivées du silicium, les huiles ou cires de silicone constituent la matière première de nombreux rouges à lèvre ou soins capillaires. Efficaces au plan dermatologique, elles sont, malgré tout, nocives pour l’environnement car difficilement biodégradables.
Autre exemple, les huiles minérales, telles que la paraffine ou la vaseline, qui sont directement issus du pétrole. Sans intérêt pour la peau, elles seraient, selon une étude de l’OMS, dangereuse pour le foie.
Parmi les excipients d’origine végétale, on retrouve essentiellement les huiles animales, souvent de poisson, ainsi que des huiles ou des graisses végétales. Le beurre de karité ou l’huile de palme sont les plus renommés.
Deuxième secret de votre crème de jour, les fameux principes actifs. Ce sont eux qui donnent à la crème ses propriétés particulières. En théorie, ils peuvent représenter jusqu’à 15% du produit. En réalité, les principes actifs inclus aux cosmétiques traditionnelles dépassent rarement les 1%. D’origines diverses, ils peuvent être extrait de matières telles que l’argile, le zinc, l’élastine, les vitamines ou encore les fruits et légumes, comme le célèbre raisin…
Enfin, la troisième composante d’un produit de beauté est un assortiment d’additifs. Ces compléments synthétiques sont ajoutés à la préparation pour la parfumer, la faire mousser ou encore la colorer. Toutefois, la majorité des additifs, comme les antioxydants, sont utilisés pour conserver le produit. Parmi ces conservateurs de synthèse, certains sont vraiment à éviter. Le formaldéhyde, très utilisé dans les déodorants ou encore les parabens et le methyldibromoglutaronitrile, fortement allergènes sont à fuir…Pour acheter en toute sécurité, l'INCI (International Nomenclature of Cosmetics Ingredients) a dressé une liste de tous les composants indésirables présents dans les cosmétiques.
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Cosmétiques bio, l'alchimie de la nature... |
A distinguer des produits estampillés «naturels», qui ne font l’objet d’aucune réglementation, les soins biocosmétiques se reconnaissent grâce à la présence d’un label sur l’emballage. Attestant de la qualité des ingrédients, de leur quantité et aussi du processus de fabrication, ces labels sont attribués par des organismes certificateurs, sur la base de contrôles réguliers. Les labels Ecocert (Cosmebio Bio ou Cosmebio Eco), Nature et Progrès ou BIDH, apposés sur un soin de beauté bio, garantissent la respect d’un cahier des charges strict. (+ d’infos sur les labels).
Imaginées pour protéger le consommateur et l’environnement, les cosmétiques naturelles sont composées à 95% minimum d’ingrédients issus de l’Agriculture Biologique (50% pour les CosmebioEco). Les excipients chimiques sont remplacés par une base d’eau florale ou d’argile et les huiles minérales pétrochimiques par des huiles végétales. Les huiles essentielles et extraits de plantes se substituent aux principes actifs de synthèse et passent de 1% à 30% du produit fini.
Mais ce qui les différencie réellement de leurs concurrents, ce sont toutes les substances interdites. Pour obtenir l’appellation cosmétique bio, un produit doit être garanti sans additif, sans ingrédients de synthèse, sans conservateur, et sans OGM. Les colorants, parfums, alcools et autres produits dérivés du pétrole sont également proscrits.
Ultime différence, les producteurs de cosmétiques bio s’engagent à respecter un positionnement éthique et écologique. Argument de poids pour de nombreuses consommatrices, aucun produit n’est testé sur les animaux, contrairement à certains soins classiques. Le stockage, les déchets et le nettoyage sont régis par des règles favorables au respect de l’environnement. Par exemple, l’usage du chlore est prohibé durant toutes les opérations de traitement. Enfin, les emballages sont majoritairement recyclables et non polluants.
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A retenir que la biocosmetique... |
> Qui dit naturel, ne dit pas Bio
> Seul un label est un gage de qualité
> Aucun test n'est effectué sur les animaux
> 95% des ingredients des produits labellisés sont d'origine biologique
> Aucun conservateur, additif ou colorant de synthèse n'a été ajouté
> Les cosmetiques bio sont garantis sans traces d'OGM
> Ils contiennent jusqu'à 30% de principe actif
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Article rédigé par : Limi
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